Face à la déprise, il faut restructurer l’agriculture, selon arterris

📉 Occitanie : un territoire signal de la déprise agricole

La collecte d’Arterris est passée de 1,2 million de tonnes à moins de 750 000 t. Le blé dur a été divisé par trois en dix ans. Les surfaces en céréales, oléagineux et protéagineux ont reculé de 145 000 ha en dix ans, et le cheptel de 14 %.

Pour Jean-François Naudi, président d’Arterris, le constat est sans appel : « Un agriculteur qui met le pied dans la déprise ne revient pas en arrière. »

Trois causes : effet ciseaux coûts/prix, concurrence déloyale avec des standards non autorisés en France, et une PAC qui sécurise les revenus sans sécuriser la production.

Face à ça, Arterris mise sur la mutualisation avec ses anciens concurrents (Moulins du Sud avec Val de Gascogne, rapprochement avec Natera) et sur la restructuration des systèmes de production de ses adhérents.

➡️ L’Occitanie n’est pas un cas isolé : c’est un signal pour tous les bassins céréaliers.

🔎 Source : entretien Jean-François Naudi / ARVALIS, juin 2026
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