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MOULIN À PAROLES

Les céréales entre alimentation et chimie verte

Mis à jour le 07/12/2015
07/12/2015
d'après F. Guion
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La logique de la bioéconomie consiste à ne plus juger un déchet en tant que tel mais de le transformer pour le valoriser. Une démarche dont l’application aux filières céréalières a été présentée lors de la conférence ‘’meunerie et bioraffinerie : les céréales entre alimentation et chimie verte’’ orcherstrée par l’Inra aux 66es JTIC. L’exploitation des coproduits s’appuie sur l’utilisation des bioprocédés. Utilisant des cellules vivantes ou des micro-organismes, les bioprocédés réservent de nombreuses pistes de développement de produits et marchés, pour des coûts contenus, comme l’a expliqué en substance Jean Tayeb, chercheur à l’Inra. Et ce, en ayant un impact limité sur les surfaces agricoles dédiées à l’alimentaire. Un atout par rapport aux agrocarburants de première génération. Les débouchés porteurs ne se situent néanmoins pas nécessairement dans l’énergie, mais sur d’autres produits à l’environnement économique plus stable, estime Dominique Dutartre.

“Un avenir dépendant du développement de l’ingénierie des microorganismes et des enzymes”

L’avenir de ces valorisations passe par le développement de l’ingénierie des microorganismes et des enzymes, fait remarqué Michael O’Donohue de l’Inra. Jugé porteur, notamment en termes d’emplois, le secteur de la bioraffinerie est encouragé par les autorités européennes et françaises, comme l’a souligné Christophe Rupp-Dahlem, vice-président R&D de Roquette. 

A lire aussi: “Les marchés céréaliers s’annoncent durablement lourds”

Plus d’infos à retrouver dans l’édition 196 de la revue Industries des céréales.

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