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MOULIN À PAROLES

«Le Club des jeunes meuniers multiplie les occasions d’échanger entre professionnels»

Mis à jour le 03/11/2015
02/11/2015
Marianne Roumégoux
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« Réunir les dirigeants pour leur permettre de s’extraire du quotidien et d’échanger sur des problématiques communes, partager des conseils, débattre de l’actualité de la profession », telle est l’ambition du Club des jeunes Meuniers, rappelle Vincent Fouché, qui en assure depuis janvier la présidence pour deux ans. « Quand j’ai rejoint mon père pour assurer la gestion commerciale du moulin familial, je ne voulais pas rester enfermé sur notre site, mais m’ouvrir et rencontrer d’autres jeunes travaillant eux aussi dans une entreprise patrimoniale et vivant des expériences similaires à la mienne », se remémore pour sa part Baptiste Lorin, vice-président de l’association.

Le club est ouvert à tout type de structure

« Contrairement à ce que prétend la légende, le club n’est pas réservé aux gros moulins parisiens, mais réunit des entreprises de toute taille », insistent ses représentants. Pouvoir croiser les visions des grandes et des plus petites structures ne peut, selon eux, qu’être qu’enrichissant. Pour faciliter les échanges, et faire tomber d’éventuelles barrières psychologiques entre les dirigeants, l’équipe s’emploie à leur proposer « des rencontres non solennelles, dans une ambiance conviviale », résume Vincent Fouché. Sans compter que « mieux connaitre ses confrères, qui sont potentiellement des concurrents, permet parfois de désamorcer des conflits ! », met en avant le président du Club des jeunes meuniers qui cherche à fédérer davantage de professionnels.

Une volonté de multiplier les échanges

En plus du traditionnel weekend à la montagne, alliant détente et tables-rondes sur des sujets variés, comme le sans gluten, feue l’écotaxe, ou encore la pénibilité du travail, le duo s’efforce de multiplier les occasions de rencontres. « Nous essayons d’élargir la palette des manifestations », explique Baptiste Lorin, avec par exemple les deux journées organisées, en Bourgogne en juin dernier, autour de l’analyse organoleptique.

« Nous proposons aussi des rendez-vous en marge des événements du secteur, à l’occasion de la convention de l’ANMF ou encore des JTIC avec une table réservée. Nous envisageons par ailleurs un weekend en Bretagne, région qui compte de nombreux moulins, en juillet prochain. L’événement sera, une fois encore, ouvert à tous et devrait proposer une visite d’entreprise, pas nécessairement meunière, concernée par la problématique de la transmission. L’idée sera de partager des expériences, avec des jeunes et des plus anciens, dans une logique de pérennisation des moulins familiaux. »
Qu’elle concerne un patrimoine ou de la connaissance, « la question de transmission intergénérationnelle nous concerne tous», souligne Baptiste Lorin. Initialement réservé aux 20-45 ans, le Club des jeunes meuniers, créé en 1995, accueille toujours avec plaisir ses premiers membres. « Cela ne fait qu’alimenter la convivialité » de ces rassemblements, assure Vincent Fouché.

« La question de transmission intergénérationnelle nous concerne tous »

« Quand je suis rentré au moulin, en 2000, grâce à notre structure, j’ai ainsi pu, à 22 ans seulement, rencontrer en toute simplicité des meuniers plus aguerris et apprendre à leur contact. »
Le président du Club jeunes meuniers étant coopté par le conseil d’administration de l’ANMF, « notre rôle est aussi de relayer les préoccupations des uns et des autres », rappelle Vincent Fouché. « Participer aux réunions et mieux connaitre mes confrères m’ont conduit à m’engager davantage, explique-t-il. Cela m’a sensibilisé à l’intérêt de travailler tous ensemble pour chercher à tirer la profession vers le haut. Le temps que l’on investit pour le collectif profite à chacun d’entre nous ! »

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