LE RÉSEAU DES PROFESSIONNELS
DES FILIÈRES CÉRÉALIÈRES

MOULIN À PAROLES

« La formation, un levier d’essor du commerce extérieur à réinvestir »

Mis à jour le 03/11/2015
02/11/2015
Marianne Roumégoux
801 vues

« En France, nous avons une façon d’appréhender les problématiques, une organisation de filière et une formation pragmatique qui séduisent à l’international », témoigne Thierry Rocaboy (S62), qui a travaillé en meunerie, dans la Finance ou encore en conseil dans le secteur de la nutrition animale en Asie. « Mais l’enseignement comme bras armé du commerce extérieur est une notion sous-exploitée par l’Hexagone », constate le professionnel.

Un manque de mobilisation et de coordination

Pourtant, « cela est un excellent moyen de placer nos produits et fidéliser des professionnels sur un marché donné », défend Thierry Rocaboy, qui a participé à plusieurs programmes d’enseignement auprès de francophones, au Vietnam et au Cambodge notamment. Mais, quel qu’ait été le contexte du programme de formation, « une fois les financements publics arrêtés, tout a cessé de de fonctionner ! », rapporte-t-il. Sans doute le reflet d’un manque de mobilisation et de coordination. Autre frein majeur à la poursuite des initiatives : « un désinvestissement dans la formation à la francophonie, se soldant par un tarissement du potentiels d’élèves », malgré une politique d’attribution de bourses d’études variée.

« Une fois les financements publics arrêtés, tout a cessé de de fonctionner ! »

Ainsi, « si certains Français ont été pionniers sur le marché vietnamien de l’alimentation animale, la dynamique a stagné », tandis que de nouveaux arrivants ont, eux, su placer leurs pions. « Le potentiel reste néanmoins important dans ces régions. De gros progrès sont à accomplir pour passer de l’alimentation à la nutrition animale : maitrise de l’usage des matières premières, sécurité sanitaire ou encore travail du sourcing pour des alternatives au maïs/soja, qui rend les industriels très dépendants du marché mondial. Il y a, de fait, aussi beaucoup à faire en matière de couverture du risque ! »

Commentaires:

Soyez le premier à commenter

0 commentaire