LE RÉSEAU DES PROFESSIONNELS
DES INDUSTRIES CÉRÉALIÈRES

MOULIN À PAROLES

Fructidor et Oregrain entrent au top 5 des variétés de blé tendre les plus cultivées

20/07/2016
M. R.
845 vues

La part des blés panifiables a progressé quelque peu cette année puisqu’ils représentent désormais 95 % des emblavements, selon l’enquête réalisée par FranceAgriMer. Rubisko reste la première variété cultivée totalisant 11 % de la sole nationale. A noter la percée de Cellule qui se place en deuxième position et bondit à 8,5%. Elle est suivie de Fructidor, variété inscrite en 2014 qui occupe 4,9% des surfaces et fait son entrée dans le Top 5, comme Oregrain, 4e derrière Beauregard. Les 4 cultivars suivants représentent entre 3,6 et 4% des surfaces de blés, confirmant l’atomisation de l’offre observée depuis une dizaine d’années. Celle-ci se réduit toutefois puisque les 10 premières variétés représentent 47% de la sole totale, contre 45,3% en 2015, comme le souligne le document de FranceAgriMer.

Cinq VRM dans le Top 10

Parmi les 10 premières variétés cultivées, cinq figurent dans la liste des VRM, variétés recommandées par la meunerie pour être utilisées pures : Fructidor, Oregrain, Arezzo, Apache et Pakito. Trois autres variétés présentes sont préconisées en mélange (BPMF) : Boregar, Cellule, Rubisko. Rappelons toutefois que ces deux dernières ne doivent pas dépasser, en cumul, 15% dans les mélanges BPMF panifiable, « au risque d’en dégrader la qualité », comme l’a une nouvelle fois stipulé l’ANMF, au moment de la sortie de ses listes de variétés préférées.

Toujours plus de blés supérieurs

La part des blés supérieurs (BAF et BPS) augmente à 67 %, avec une sur-représentation dans le sud de la France (31% en Midi-Pyrénées), tandis que les blés panifiables courants (BP) diminuent à 28 %. Les blés pour autres usages, fourragers et biscuitiers (2,1%, surtout en Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes), ne représentent plus que 5 % des surfaces nationales en 2016.

Mais, côté rendements, le potentiel s’est nettement dégradé à la fin du printemps suite aux pluies abondantes mais aussi d’un manque de luminosité, comme le souligne Arvalis-Institut du Végétal. Et côté qualité, c’est l’incertitude, et la prudence, qui prévalent…

 

Commentaires:

Soyez le premier à commenter

0 commentaire