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MOULIN À PAROLES

Diagrammes de nettoyage (2e partie)

01/10/1953
Henri NURET
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Nous avons donné des indications générales sur le nettoyage et la préparation des blés. Nous avons publié des diagrammes convenant à des blés de caractéristiques différentes et définies, puis des diagrammes combinés. Dans tous les cas considérés, nous avons surtout insisté sur la préparation du blé et, plus spécialement, sur la réalisation de temps de repos corrects. Ceci nous a conduit à revenir sur les règles d'application du ou des temps de repos choisis, à rechercher les modalités les plus favorables, à en montrer les imperfections. Nous avons, volontairement parfois, compliqué le problème et considéré des détails quelque peu théoriques. Nous l'avons fait parce qu'il nous paraît toujours nécessaire de remonter aux principes - d'ailleurs simples - plutôt que de fournir des recettes toutes faites. Le calcul - apparemment compliqué - des boisseaux peut se ramener à celui d'un diagramme où l'on ne traiterait qu'un blé unique, à condition : a) de choisir un temps de repos suffisant qui pourra évoluer de 36 h dans un moulin où l'on ne traite que du blé de pays mou (lorsqu'on décide d'arrêter le nettoyage une partie du temps, on pensera aux incidences de l'arrêt), à 72 h dans les usines où l'on traite plusieurs blés de nature diverse ; b) de fractionner judicieusement. Dans le premier cas, moulin petit ou moyen, on pourra se contenter d'un boisseau unique ou de quelques cellules - trois, par exemple - à écoulement régularisé. Si l'on construit des cellules ordinaires, dont l'écoulement est simplement corrigé par la forme ou des aménagements simples, il faudra considérer quatre boisseaux identiques comme un minimum ; la capacité unitaire de chacun d'eux représentant, naturellement, 25 % du volume total. Dans les usines moyennes ou grandes, où la diversité des blés entraîne plus de complexité, la capacité unitaire pourra descendre à 8 ou 10 % de l'ensemble. La régularisation de l'écoulement ne supprime pas, à notre avis, l'utilité du fractionnement suffisant, à moins qu'on admette, dans certains cas, un très mauvais coefficient d'utilisation du volume global. Des notions de prix et de place peuvent intervenir et chaque cas mérite un examen particulier. Une régularisation, même imparfaite, est toujours souhaitable, à moins que l'on ne recherche une amélioration de la régularité par le renversement. Cette régularité est d'autant plus utile que le fractionnement est moins poussé. Si l'on a recours à l'emploi très simple d'un unique boisseau, la régularité d'écoulement doit être quasi parfaite. Lorsqu'on a procédé de manière simple à une détermination des cellules, il est bon de vérifier leur mode d'emploi en s'appuyant sur quelques cas courants, dont on sait bien qu'ils ne couvrent pas tout le problème ; les schémas, tableaux ou graphiques que nous avons publiés permettent de le faire; ils permettent aussi d'utiliser au mieux une installation existante. Rappelons qu'on pourra toujours prendre quelque liberté avec les temps de repos théoriques initialement retenus et qu'on a toujours la possibilité d'arrêter un moment le nettoyage en attendant qu'un boisseau soit libre ; de profiter de l'arrêt du dimanche, etc. Enfin, il conviendra, comme toujours, de situer le cas particulier du nettoyage et de la préparation des blés dans le cadre plus général de l'usine et des contingences qu'entraîne sa position. C'est ainsi qu'on peut choisir de mélanger les blés ou les farines, si cette dernière modalité est plus favorable et si l'on possède ou crée un équipement approprié qui pourra compléter un aménagement simpliste des boisseaux à blé. De même, on peut tenir compte dans le calcul des cellules à blé (depuis les silos) ou à farine des modalités de réception, de mouture, d’expédition, etc. Cette façon de faire est la seule qui conduise, à terme plus ou moins éloigné, à des résultats définitifs et satisfaisants ; le diagramme de mouture reste important, certes, mais il n’est qu’une partie du tout, et il ne suffit pas de rendre un moulin pneumatique pour qu’il soit bon !

Article complet à lire dans le bulletin EFM numéro 138, page(s) 249-255, référence 138/249.

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