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MOULIN À PAROLES

Brasserie artisanale, le boom se poursuit

02/02/2017
Marianne Roumégoux
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La renaissance de la brasserie artisanale semble bel et bien effective et s’inscrit dans la durée. De 200 unités en 2003, le mouvement s’est accéléré à partir de 2008, pour en dénombrer plus de 1000 réparties sur tout le territoire en 2017. Pas d’essoufflement non plus : « une nouvelle brasserie se créetous les deux jours ! », se réjouit Jean-François Drouin, président du Syndicat national des brasseurs indépendants (SNBI), créé en juin dernier. L’engouement des Français pour les produits locaux et les circuits courts, mais aussi leur soif de diversité, expliquent ce succès. C’est toute une dynamique économique et sociale qui doit se structurer pour accompagner ce renouveau.

“Une brasserie se crée tous les 2 jours !”

« Le paysage des formations s’avère insuffisant pour satisfaire la demande », regrette notamment Jean-François Drouin. « Il y a une pénurie de main d’œuvre pour notre métier », notamment de techniciens. Plusieurs modules d’initiations existent et font le plein. Les professionnels s’arrachent même sur le marché de l’emploi. La faculté de La Rochelle propose depuis 2008 une formation dédiée de 3 semaines. Elle assure désormais 2 sessions par an, réservées aux personnes ayant déjà une expérience, même en amateur, du brassage. Et pour cause: « Nous recevons 130 à 160 candidatures pour 20 places ! », témoigne son responsable, Frédéric Sannier. Beaucoup de brasseurs apprennent donc sur le tas. Le secteur travaille dès lors à structurer l’offre de formation, en commençant par la définition d’un référentiel commun.

Des malteries artisanales en projet

La proximité est l’un des atouts de la brasserie artisanale aux yeux du consommateur. Dans cette logique, « nous essayons de privilégier les approvisionnements locaux », explique Jean-François Drouin. Cela s’illustre notamment par la dynamique de relance de la culture de houblons* et le redéploiement de leur diversité en France. Dans cette même logique on note une forte demande de malts régionaux qui se traduit par l’émergence de projets de malteries artisanales. Le paysage brassicole change de forme.

(*): Le Comice du Houblon, journée professionnelle dédiée, doit se tenir ce 3 février à Paris.

Retrouvez l’article complet dans la prochaine édition d’Industries des céréales, le n°201.

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