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MOULIN À PAROLES

Attirer l’œil… pour mieux vendre !

02/02/2018
Marianne Roumégoux
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Le DOOH vous connaissez ? C’est une des grandes tendances actuelles en matière d’affichage publicitaire. DOOH pour Digital Out Of Home soit, en français, publicité extérieure numérique. Le phénomène n’est pas nouveau mais s’amplifie. Arrivé à Paris en sous-terrain, dans le métro, il est sorti de terre pour coloniser les rues. Sur les abribus, mais aussi sur les vitrines du commerce urbain de proximité par excellence : les boulangeries. En tant que piéton, sur le trajet pour rejoindre mon lieu de travail de 2,7km, sur 5 boulangeries croisées 3 sont équipées d’un écran digital ! Les boutiques situées sur les grands axes, près des gares, ont été les premières à s’y mettre.

Ces cadres aux contenus animés ont pour vocation d’attirer l’oeil des passants. Ils permettent aux commerçants de se démarquer par l’utilisation d’un support innovant. C’est en tout cas ce qu’estiment 40% des utilisateurs (étude Displayce nov. 2017). Ceux-ci augmenteraient aussi le trafic en point de vente (drive-to-store) de 64% ! Les boulangers conquis y affichent leurs menus phares, complétés, sur les écrans que j’ai croisés, d’une vidéo de mains farinées en train de façonner. C’est de la PLV dynamique. Pour un meilleur engagement, et dans une logique économique, ces slides propres à la boutique sont entrecoupés des séquences publicitaires généralistes. Elles y annoncent la tenue d’une nouvelle exposition, promeuvent un site de voyage ou diffusent même pour certaines des interviewes des derniers chanteurs à la mode. Ces outils d’affichage 4.0 sont gérés en réseau par les spécialistes (professionnels de l’affichage et régie publicitaires). Ils sont proposés à des annonceurs qui accèdent ainsi à une mise en avant massive, dispersée et qui permet une grande réactivité en matière de ciblage des prospects. En effet, le choix des écrans qui diffusent telle ou telle pub, va être optimisé par l’exploitation de données par géolocalisation sur les populations, flux... Du big-data en somme. On peut par exemple très bien imaginer qu’en cas de grève SNCF, tous les écrans à proximité des gares affichent une réclame pour Uber !

Le digital ouvre le champ des possibles en matière de communication

Appli click & collect, anti-gaspi, de compte/ardoise virtuel et même formation, le numérique diffuse petit à petit dans l’univers de la boulangerie comme dans tous les secteurs économiques et en particulier marchands. Le salon Europain, qui ouvrira ses portes du 3 au 6 février en sera certainement le reflet. Les écrans ne se limitent d’ailleurs pas aux vitrines, mais ont pénétré les boutiques. Pour afficher les offres et faire patienter les clients ou encore détailler la composition des produits, et notamment les allergènes pour se conformer au règlement INCO, ces supports se multiplient. Pouvant aussi être tactiles et donc interactifs, ils ouvrent un large champ en matière de communication. Le hic est que les boulangers n’ont pas toujours le temps de gérer ces écrans. Or, pour qu’ils remplissent leur objectif de dynamisation du point de vente, le contenu doit être renouvelé régulièrement. Pour y remédier, certains prestataires vont plus loin en proposant  aux meuniers de prendre en main les panneaux digitaux de leurs clients artisans. L’occasion d’y relayer les opérations marketing mais aussi d’imaginer des contenus plus aboutis. On peut par exemple imaginer profiter de ces outils pour permettre aux clients d’en savoir plus sur les produits et matières premières utilisées. Un excellent média pour expliquer les process, les savoir-faire, et rassurer le consommateur demandeur de produits locaux. 

A lire aussi: Une solution d’affichage dynamique en boulangerie.

La commande en ligne: la fin du commerce de proximité?

L’équipe de l’AEMIC sera présente au salon Europain sur le stand 6H50. N’hésitez pas à venir échanger sur l’actualité.

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