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MOULIN À PAROLES

Agri-Ethique démarche développement durable

30/06/2015
Marianne Roumégoux
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La démarche Agri-éthique est, elle aussi, née d’une réflexion autour du développement durable.  « Nous sommes allés interroger meuniers et boulangers sur leur interprétation de la RSE, sur ses 3 volets : environnement, économie et social », se remémore Ludovic Brindejonc, directeur qualité de la Cavac (85). Le point le plus cité a été la volatilité des matières premières et son impact sur les différents maillons !  Cela rejoint le social : « une erreur de prise de position peut engager beaucoup de trésorerie et déstabiliser une structure ».

« Une erreur de prise de position peut engager beaucoup de trésorerie et déstabiliser une structure »

Et oui, la durabilité se réfléchit aussi à l’échelle de la filière et des entreprises. En septembre 2012, « le premier contrat durable, à prix de blé fixe sur 3 ans, est engagé de l’agriculteur au meunier ». Un mois plus tard, un boulanger se lance dans l’aventure. « Pour l’agriculteur, c’est un placement sur 3 ans, et le boulanger et le meunier, qui bloque aussi son prix de farine, reviennent à une logique de gestionnaire sur ces volumes. Solution dans l’air du temps, personne n’avait osé sauter le pas ! Le verrouillage juridique (décourageant les défections NDLR) nous a pris 6 mois. » Le contrat Agri-éthique a déjà séduit 5 coopératives et 11 minoteries, pour 30.000 t de blé et 300 boulangeries sur le territoire. « Certains moulins engagent 50% de leurs ventes artisanales en blé Agri-éthique », explique Ludovic Brindejonc. « La Cavac a, elle, limité sa part à 30% de sa collecte, faute de recul sur le risque encouru... Une fois les 3 ans passés, nous aviserons. »

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