LE RÉSEAU DES PROFESSIONNELS
DES FILIÈRES CÉRÉALIÈRES

MOULIN À PAROLES

67es JTIC: 1.200 visiteurs par jour pour le rendez-vous des filières céréalières

05/12/2016
Aemic
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Les 67es JTIC ont accueilli quelque 1.200 visiteurs par jour (1.300 en 2015 et 1.000 en 2014), dont 13% d’internationaux, à Paris, les 9 et 10 novembre derniers. L’événement qui rassemble chaque année les transformateurs de céréales et leurs fournisseurs de matières premières, matériel et service, illustre le rôle «  fédérateur que joue l’AEMIC au sein de la filière », a commenté en clôture, son président, Xavier Bourbon. Une dimension que l’association organisatrice des JTIC souhaite renforcer. Réseau de professionnels ouvert à tous, celle-ci entend poursuivre son action de « promotion et de connaissance de la filière agro-céréalière française à l’international », a-t-il ajouté. Elle souhaite aussi continuer d’œuvrer à « l’attractivité de nouvelles compétences » vers ses métiers  et « influer davantage sur le contenu des formations destinées à la filière ». Des ambitions légitimées par son activité de placement/recrutement.

Les JTIC, côté conférences

Côté salon, ce sont 108 entreprises qui ont choisi d’exposer leur expertise en parallèle des interventions des 4 conférences plénières. La première demi-journée, orchestrée par l’ANMF, a proposé de mieux cerner la démarche de Responsabilité sociétale de l’entrepris (RSE). Celle-ci vise à « apporter une réponse positive aux enjeux du développement durable » en intégrant dans la stratégie les préoccupations sociales, environnementales et économiques, ont expliqué les intervenants.

La RSE pour “redonner du sens”

Organisée autour de la norme ISO 26000, parfois difficile à appréhender et à mettre en œuvre dans les petites entreprises, la RSE bénéficie d’un accompagnement sur mesure par l’Ania ou Coop de France. La définition des enjeux offre une vision extra financière qui permet de souligner des axes de développement et d’action. Objectif ultime, satisfaire, sur la longue durée, les « parties prenantes » : salariés, consommateurs, clients, fournisseurs, ONG… « Incontournable à court terme, la RSE sera vitale pour le futur ».

Gluten : avancer sur la connaissance de l’hyper-sensibilité

L’Inra a ensuite fait un point sur la problématique du sans gluten, qui oscille parfois “Entre intolérance et pain bénit”. Si la pathologie coeliaque et l’allergie au gluten, nécessitant l’éviction du complexe protéique de l’alimentation, sont bien connues, le monde scientifique cerne mal l’hypersensibilité non coeliaque. Difficile dans ce contexte, pour le corps médical, de poser des diagnostics et, pour la filière, d’apporter d’éventuelles réponses. Cette réaction alimentaire, aux symptômes multiples mais globalement « liés à des difficultés de digestion » s’avérerait « de plus en plus fréquente ». Elle concernerait entre 0,5 et 13% de la population. Une fourchette assez large qui s’explique par le manque d’information sur ses déterminants. L’ensemble des maillons de la filière, de la sélection à la transformation, plaide pour une recherche coordonnée du terrain pour avancer sur la connaissance de cette problématique.
 
La moisson de toutes les exceptions

ARVALIS-Institut du végétal est revenu sur la moisson, atypique cette année. La récolte française de blé 2016 est exceptionnelle à bien des égards. Les volumes ont chuté de près de 30% environ, alors que la production mondiale atteint à nouveau un niveau record. Les PS et poids de mille grains faibles excluent une part des tonnages de la transformation classique en meunerie et amidonnerie et affectent les rendements industriels. Et, si les taux de protéines s’avèrent élevés,… leur qualité ne convient pas à la panification française ! La météo inédite du printemps a en effet fait chuter les rendements, mais aussi produit davantage de protéines de faible poids moléculaire. Pour ne pas démobiliser les producteurs qui ont répondu aux attentes de l’accord Protéines, certains organismes stockeurs et utilisateurs ont maintenu les primes promises.

Les graines alternatives pour « manger mieux »

Les graines dites alternatives (quinoa, sarrasin, chia, amarante, avoine…) s’inscrivent dans un désir de « manger mieux » qui dépasse la population des végétariens ou des personnes intolérantes au gluten. Leur potentiel nutritionnel (quantité et qualité des protéines, fibres, polyphénols…) est admis, même si l’allégation de bénéfices santé se heurte à un déficit d’études scientifiques. Ce segment de marché, étroit mais parmi les plus dynamiques de l’épicerie salée, doit encore diversifier ses présentations afin d’ajouter une touche de gourmandise à des produits parfois jugés un peu fades ou difficiles à préparer, en dépit des procédés de transformation sophistiqués mis en œuvre.

Le salon s’anime de plusieurs challenges, scientifique et exposants, dont le palmarès est à retrouver sur www.jtic.eu.

A noter: la prochaine édition se déroulera les 8 et 9 novembre 2017.

Les compte-rendus des conférences des 67es JTIC seront publiés dans les prochaines éditions d’Industries des céréales.

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