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DES INDUSTRIES CÉRÉALIÈRES

MOULIN À PAROLES

Quantification par spectroscopie FTIR de la proportion relative des tissus du grain de blé dans des fractions de mouture

01/10/2012
Cécile BARRON
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L'évolution des procédés de fractionnement du grain de blé tend à exploiter au mieux le potentiel nutritionnel des parties périphériques du grain. Le pilotage de ces procédés implique souvent la connaissance de la composition histologique des fractions obtenues. L'utilisation de marqueurs biochimiques spécifiquement localisés dans les tissus permet d'obtenir cette information. Toutefois cette méthodologie nécessite 5 dosages et l’application à des lots de mélange de grains engendre une augmentation de l’erreur associée. Des travaux ont montré que la couche à aleurone, la hyaline, le testa et le péricarpe présentent des signatures infrarouge spécifiques ouvrant ainsi la voie à l’utilisation de cette technique. L'objectif de ces travaux est d'évaluer le potentiel de la spectroscopie FTIR pour la mesure de la composition histologique de fractions technologiques. Une échantillothèque a été constituée à partir de fractions contrastées issues de différents diagrammes de fractionnement (mouture conventionnelle, décorticage, fractionnement des sons) puis caractérisée par la méthode de référence. Les spectres ont été acquis avec un spectromètre à transformée de Fourier équipé d’un accessoire ATR, sur des échantillons broyés finement à l’azote liquide. L'analyse par les marqueurs biochimiques permet d'estimer la gamme de composition en couche à aleurone, péricarpe externe, couche intermédiaire (incluant le testa) et albumen respectivement à [3-89 %], [1-57 %], [1-31 %] et [2-85 %]. Une bonne qualité de prédiction a été obtenue quel que soit le tissu analysé.

Article complet à lire dans la revue Industrie des Céréales numéro 179, page(s) 18-19, référence 179/18.

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