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Grève SNCF: les amidonniers demandent une priorisation en faveur fret

13/04/2018
AEMIC
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Les amidonniers fédérés au sein de l’Usipa (Union des Syndicats des Industries des Produits Amylacés et de leurs dérivés) appellent le gouvernement à des «mesures exceptionnelles pour prioriser le fret ferroviaire  » et assurer l’approvisionnement de leurs usines. A défaut, si les grèves se poursuivent, «d’ici la mi-mai nos usines pourraient subir des interruptions de production », alerte Thomas Gauthier, délégué général  de l’USIPA, dans un communiqué du 13 avril. Déjà, «le surcoût pour nos usines devient insupportable», d’autant que certains sites sont exclusivement approvisionnés par train. Sans compter que « les volumes de fret contractualisés doivent être payés, qu’ils soient réalisés ou non », regrette Thomas Gauthier. « Il faut reprioriser en urgence le fret ferroviaire », s’exclame-t-il. L’Usipa demande la mise en place d’un service minimum pour le fret ferroviaire et l’ouverture des infrastructures nécessaires à la circulation des trains.  

Deux tiers des livraisons de céréales ne sont pas assurés

Les usines disposent d’une à trois semaines de stock et fonctionnement en flux tendu, précise le communiqué. Mais environ 60 % des trains n’arrivent pas à destination depuis le début de la grève. « Pour approvisionner une usine nous avons besoin d’une rotation de 3 à 4 jours, comprenant l’acheminement d’une rame vide, son chargement en grains, son déplacement puis son acheminement au site industriel », explique Thomas Gauthier, qui poursuit « s’il manque une seule de ces opérations la livraison ne peut pas avoir lieu»

L’amidonnerie valorise quelque 3 Mt de céréales par an. Plus de 50% de ces volumes de blé et maïs sont acheminés par voie ferrée.

 

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